LGV Poitiers Limoges : Alain Rodet lit tranquillement son journal
| LGV PL : l'imposture - LGV : impacts médiatiques |
Samedi 5 mars 2011, l’association CRI (Coordination des Riverains Impactés) organisait une conférence de presse à Chaptelat.Un article dans le journal l'Echo du Centre donne une juste synthèse de ce qui a été entendu.
Parmi les journalistes qui ont répondu à l'appel, l’un d’entre eux Stéphane Marmain du Populaire du Centre (organe de presse du Parti Socialiste régional) s’asseoit seul au milieu du cercle des représentants de l’association et monopolise toutes les questions, des questions auxquelles personne est aujourd’hui capable de répondre avec précision :
"Combien y a-t-il de riverains délogés ? Combien de riverains impactés ?"
« si vous n’êtes même pas capable de nous répondre à cette question, ce n’est pas la peine de nous faire déplacer pour rien ! »
Il enchaine sur un réquisitoire contre tous les opposants à la LGV qui selon lui seraient incapables de comprendre l’indispensable progrès que va apporter cette LGV au Limousin.
La pertinence de ce projet est aujourd'hui remise en question au niveau national par la SNCF, par France Nature Environnement, la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports, l'association nationale des maires des communes rurales de France.
Ce projet est remis en question localement par la plupart des collectivités territoriales, en un "effet tunnel" au sein même du comité des financeurs qui se réduit progressivement à la sortie, à la seule agglomération de Poitiers,du côté de la région picto-charentaise, et à l'entrée, à la zone d'influence politique de la baronnie de l'agglomération limougeaude : le Conseil Régional, le Conseil Général de la Haute-Vienne, les communautés d'agglomération de Brives et bien sûr de Limoges.
La question posée par l'association CRI n'est pas celle de l'intérêt de ce projet, mais bien du risque à cause du poids de la baronnie limougeaude sur la vie politique régionale, des marchandises politiques possibles au niveau national que ce projet puisse se réaliser malgré tout, et dans ce cas, dans des pires conditions environnementales, c'est à dire au rabais !
Un des membres du CRI pose finalement une question à Stéphane Marmain :
« Avez-vous besoin d’aller à Paris ? Combien de fois y allez-vous par an ? »
Réponse de Stéphane Marmain :
« une fois par an, mais si c’était plus rapide, j’irai plus souvent »
Pourquoi faire ?
Réponse de Stéphane Marmain : « Par exemple, pour voir Bruce Springfield qui ne passera jamais à Limoges. »
C'est une démonstration supplémentaire du poids de l'intérêt général de quelques uns contre l'intérêt particulier (à leurs yeux insignifiants) de tous !
A lire son article dans le Populaire du Centre, on en déduit qu’il n’a rien entendu de la détresse des riverains et des motivations profondes de cette association.
Le Populaire du Centre, journal, parfaitement bien "Rodet", ne démérite pas de sa réputation d’être l'organe de presse de désinformation populaire au profit des intérêts partisans des socialistes limougeauds au pouvoir dans le Limousin depuis plus d’un siècle.
Mis à jour (Mercredi, 09 Mars 2011 12:03)














