LGV TGV : les socialistes dans le mauvais sens du rail
| LGV PL : l'imposture - LGV : impacts politiques |
Piquants à rebrousse poil
Les grands élus socialistes de toutes les régions de France, en particulier Alain Rousset président de la région Aquitaine, et président de l'Association des Régions de France s'enferme dans un dogmatisme aveugle et sourd du lobby LGV, et cela malgré les appels au bon sens lancés par les associations de plus en plus nombreuses qui s'opposent sur le terrain à cette machinerie ruineuse de nos finances publiques et saccageant inutilement de manière supplémentaire notre environnement. Parmi les mouvements politiques de gauche, le Parti Socialiste est le seul à maintenir cette dévotion ferroviaire à grande vitesse, alors même que ces partenaires Europe Ecologie et Front de Gauche dénonce l'aberration socio économique et environnemental de ce développement.
Malgré tout, les socialistes maintiennent le cap sans tenir compte de tous ses appels à la sagesse.
La droite plus raisonnable sur ce dossier
Paradoxalement, les élus de droite donnent l'impression verbale d'une sensibilité à des arguments de bon sens économe.
Michèle Alliot Marie est interrogée sur la question par le Journal Sud Ouest
Les opposants de la ligne à grande vitesse disent que vous êtes contre. Les partisans disent que vous êtes pour. Quelle est votre position sur le sujet ?
Je n'ai pas changé d'avis depuis le début : je suis pour le TGV pour desservir la Côte basque. Je suis contre une ligne nouvelle. Je veux une juste utilisation des ressources publiques. C'est une question de logique et de respect vis-à-vis des citoyens. Le TGV doit s'arrêter à Bayonne et à la frontière. Entre l'utilisation de la ligne actuelle et une nouvelle ligne, on gagnera quelques secondes. Est-ce qu'il faut dépenser plus de 1,3 milliard d'euros, et probablement beaucoup plus, pour gagner quelques secondes ? C'est une véritable aberration. Aujourd'hui, je me réjouis de voir que le préfet de région considère qu'il faut attendre les études commandées par les élus avant de prendre des décisions. Alain Rousset souhaite une nouvelle ligne pour que Bordeaux soit à deux heures de Paris et à deux heures de Madrid. Ça voudrait dire que les trains ne s'arrêteraient pas à Bayonne. Ce n'est pas acceptable.
François Fillon a déclaré sur le chantier LGV Rhin Rhône :
"Qui serions-nous si nous laissions aux générations futures quelques milliers de kilomètres de ligne à grande vitesse, et, à côté, 30.000 km de voies non entretenues à reconstruire?"
Deux récents rapports gouvernements, l'un rédigé par le député Hervé Mariton, l'autre rédigé par le sénateur Louis Nègre démontrent l'impasse financière pour le rail français du plan de réalisation de 4000 km de LGV prévus dans le cadre du Grenelle de l'Environnement.
Ces deux rapports concluent à la nécessité de privilégier les investissements dans l'entretien, la régénération et la modernisation des infrastructures de transport existant …
Perte du sens de l'intérêt public
"L'alternative défendue par les opposants, qui est celle de la rénovation des voies existantes pour un investissement raisonnable, devrait être pourtant la solution de sagesse. Malgré cela, des élus de nos collectivités territoriales d'Aquitaine, toutes tendances confondues, à l'exception des Verts, ont voté un projet qui contribuera avec d'autres à nous retrouver prochainement dans la situation de la Grèce. Et ceci alors même que l'intégralité du contrat de concession ne leur a pas été communiquée par les exécutifs. Cette gravissime inconscience est, à vrai dire, significative d'une perte complète du sens de l'intérêt public chez nos politiques." Simon Charbonneau universitaire et militant associatif LGV Tours Bordeaux le temps de la déréliction
La rose : piquants et fleurs fanées?
Pourquoi le Parti Socialiste, à moins d'un an de l'échéance électorale présidentielle en 2012 persiste t'il, à rebrousse poil, à nous agacer dans cette détermination aux gaspillages inutiles ?
Les socialistes croient-ils, que le désir d'un changement politique dans ce pays suffira à nous déterminer à choisir des élus socialistes qui se montrent, tout au moins sur ce dossier, aussi incompétents, piquants et fanés que gaspilleurs ?
Qu'ils ne comptent pas sur moi, je ne mange pas de ce pain là !
Mis à jour (Jeudi, 07 Juillet 2011 17:15)















