LGV : le mensonge de l'emploi !
| LGV PL : l'imposture - LGV : impacts socio-économiques |
D'après le gouvernement le récent shéma national des transports dont plus de la moitié est consacré aux LGV, impliquerait la création ou le maintien de 65 000 emplois par an sur vingt ans.
65 000 emplois de conducteurs de TGV ?
On croit rêver ! Les emplois créés par la réalisation d'une LGV ne sont pas des emplois durables. Il s'agit d'une opération financière au profit des grosses entreprises financières des BTP : Vinci, Bouygues, Eiffage.
Ces entreprises sont des multinationales qui viennent avec leurs employés internationaux et prennent le monopole des travaux à réaliser. Le prix de la main d'oeuvre n'a rien à voir avec le prix de la main d'oeuvre des entreprises locales. L'effet LGV sur le BTP est donc négatif pour l'économie des collectivités territoriales, finissant de mettre sur la touche et plonger les petites et moyennes de BTP locales qui n'ont pas les moyens de faire face à ce sunami concurrentiel.
Le comble est que les milliards € de finances publics investis dans ces projets pharaoniques servent à alimenter les profits de ces entreprises financières, alors même que nos services publics dont celui du transport ferroviaire se dégradent progressivement faute de moyens. On justifie d'un côté des mesures sévères de restriction budgétaire et de perte d'emplois dans la fonction publique pour des raisons d'économie, et on gaspille de l'autre des milliards € dans des projets pharaoniques pour des intérêts privés.
On pourrait choisir de prendre les 89 milliards € consacré à la réalisation de LGV, pour développer l'attractivité du chemin de fer existant. Cet attractivité passe par l'amélioration du confort, des dessertes, de la ponctualité, de l'intermodalité des gares, et cela dans le sens du drainage de nos territoires. La vitesse n'est pas une priorité absolue pour l'amélioration du transport ferroviaire, afin de susciter l'attractivité du rail sur la route.
Au contraire, l'accentuation du différentiel de vitesse entre des trains marchandises, des trains TER, et les trains grandes lignes suscite une diminution de la capacité de sillons d'une ligne, qui engendre une perte de rentabilité de cette ligne. C'est la raison pour laquelle, la Suisse a opté pour une limitation des vitesses des trains à 200km/h, ce qui rend possible la cohabitation rentable du transport marchandises, TER, et grande ligne.
L'amélioration du service public transport marchandises et voyageurs permet de créer des emplois durables sur ce secteur, par effet induit participe au développement socio économique des territoires desservis, et donc suscite de nouveaux emplois.















