une LGV diminue t'elle l' attractivité d'une ville ?
| LGV PL : l'imposture - LGV : impacts socio-économiques |
Les grands élus de nos régions et les promoteurs de LGV évoquent l'enclavement de leur territoire comme facteur contrariant de l'attractivité de leur métropole. Est ce une illusion, ou bien une idée vérifiable ? Si la desserte d'un territoire augmentait son attractivité, nous verrions une justaposition des LGV et des villes les plus attractives de notre territoire. Les villes les plus éloignés du réseau grande vitesse seraient les lanternes rouges de ce palmarès d'attractivité des villes.
Or une telle étude vient d'être réalisée et publiée dans Les Echos.
La publication d’une étude réalisée par l’université de Paris-Dauphine révèle que la desserte LGV n’entre pas dans les critères d’attractivité des villes françaises. Cette étude ne concerne l'activité économique qu'en effet induit de l'attractivité résidentielle.
L’intérêt de cette étude est que l'attractivité résidentielle est mesurée de manière objective, réalisée tout simplement à partir des résultats de INSEE concernant les phénomènes migratoires des populations sur 7 ans, et elle se démarque ainsi de toutes les autres études réalisées jusqu’à présent qui reposaient sur des sondages d’opinion, donc sur des données subjectives.
Tenez vous bien ! En tête du palmarès Ajaccio, Bastia, Arcachon… Sur 3 villes gagantes, deux sont en Corse !!! Le clou de ce palmarès est que les villes les mieux desservies par les LGV sont les lanternes rouges de l'attractivité socio économique.
Cette carte est presque un négatif de la carte des LGV. Ce tiercé gagnant est inattendu pour les décideurs de l'aménagements du territoire. Des chercheurs de l'université Paris-Dauphine ont mesuré l'effet des politiques urbaines et l'attractivité d'une centaine d'agglomérations dans une étude dont « Les Echos » ont l'exclusivité. Cette nouvelle France est coupée en deux : les petites villes du Sud l'emportent et pas seulement pour leur dynamisme économique.

Il serait temps, grand temps, que nos grands élus régionaux et nationaux et autre décideurs politiques des CCI, CESR recoivent un grand seau d'eau froide sur la tête pour sortir de cette illusion bornée qu'une LGV prestigieuse suscitera le miracle socio économique espéré pour leur région, et leur métropole. Il faut en finir de cette politique de prestige économique désastreuse et ruineuse. Qu'ils regardent la réalité en face, qu'ils s'inspirent de l'étude réalisée déjà en 2006 à l'université de Reims sous la direction de Marie Delaplace sur les impacts socio économiques des LGV qui prouve qu'il n'y a pas de miracle socio économique à attendre d'une LGV. Qu'ils arrêtent de se faire et de nous maintenir pigeons de ce charme dépassé au profit des grands groupes d'entreprises financières des BTP.
De toute façon, le prestige TGV n'agit plus sur la population, comme en témoigne une étude réalisée pour le compte de RFF en région PACA. Une large majorité de la population ne rêve plus de TGV, mais de transports de proximité.
Le miracle LGV fera la ruine financière du Trésor Public dans ces infrastructures énormément couteuses, non rentables pendant même que le service public de transport ferroviaire voyageurs et marchandises ne cesse de se délabrer.
Il faudra que nos grands élus trouvent d'autres astuces prestigieuses pour asseoir leur pouvoir, sinon ils seront eux-mêmes entrainés dans cette fin annoncée du prestige du TGV.
Mis à jour (Jeudi, 06 Octobre 2011 21:02)















