Ils jouent au yoyo avec notre avenir
| LGV PL : l'imposture - LGV : impacts socio-économiques |
Nos hommes politiques et financiers jouent au yoyo avec l’avenir de l’Europe.
Après le redressement boursier en début de semaine, suite à l’annonce du dimanche 9 mai de création d’un plan de secours européen de 750 milliards €, l’Euro a terminé sa course en fin de semaine au plancher de sa valeur depuis octobre 2008, soit 1,2359 dollar.
Qui aurait pu croire à l’effet durable de cette mascarade comptable de L’Union Européenne ?
La création par un ensemble de nations endettées d’un fond de secours soudainement et miraculeusement rassemblé de 750 milliards € a pu servir à la spéculation boursière d’un jour, mais n’a pu leurrer au-delà de cet instant les investisseurs financiers.
Quelle est la valeur de garantie financière d’un conglomérat de nations débridées, désorientées et non solvables ?
Il y a plus grave. A force de faire apparaitre et disparaitre subitement des centaines de milliards d’Euros … de nul part … la monnaie perd sa substance.
La monnaire perd sa raison d’être de moyen mesurable et d'expression palpable de la cohésion sociale et économique d'une nation. La monnaie s’envole dans un monde de virtualité extravagante, sans consistance, ondulant en des courbes de valeurs éphémères sur lesquelles surfent quelques virtuoses des placements boursiers entretenant une caste de milliardaires qui investissent chacun pour soi à qui mieux mieux dans des valeurs refuges luxueuses : achats et constructions de palais extravagants et inutiles sur terre sur mer et dans les airs.
La valeur du luxe se mesure à son inutilité. Il semble que l'inutilité soit devenu le principe et la fin de notre économie de marché. Plus l'extravagance est inutile plus elle acquière de la valeur comptable.
A force de parier sur l’endettement public pour régénérer une économie défaillante, ( exemple du plan de relance par la réalisation de 2000 km de LGV) cet endettement est devenu une charge supplémentaire, le boulet pesant des nations, contrariant leurs capacités de redressement économique et remettant en question le bien fondé même de nos système démocratiques européens devenus incapables de gérer avec justice et efficacité ce contre temps qui n’est somme toute qu’économique.
Le pire est que l'Europe se révèle en panne d'inspiration, une nation dépourvue de tout enchantement d’avenir ... une nation sans projet humain, sans espérance, autre que de perpétuer cet empire de l'inutilité tant que cela pourra durer.
La bonne politique consisterait à faire des choix pour le bien public, des bons choix d’investissement et de dépenses. Les bons choix devraient être des choix de croissance sociale, culturelle et environnementale en un projet enchanteur voulu par et pour tous au service de toute la nation.
Quand un budget est restreint, l’heure n’est pas dans le financement de projets pharaoniques, contrariants autant la cohésion sociale que le bienfait environnemental, tels que les projets LGV qui coutent chers, tiennent du luxe et du prestige pour quelques uns, génèrent un saccage environnemental inutile, et détournent les finances d’autres postes de services publics prioritaires (santé, éducation, justice, culture, social, transport, environnement).
Depuis longtemps déjà, l’art de gouverner n’est plus synonyme de bon sens.
Tout laisse à penser que sous la pression des lobbying, des gros intérêts financiers et politiques en jeu derrière des lobbys pharaoniques tels que le lobby LGV … les priorités seront de restreindre encore et encore le train de vie des plus faibles … continuer à pomper et détruire encore les services publics pour maintenir et améliorer le train de vie luxuriant à grande vitesse des plus puissants luxueux.
Car il semble hélas que même la misère des miséreux, suscite des émotions, des frustrations, des craintes, des angoisses, et donc des besoins luxueux nouveaux, fasse vendre, génère une industrie caritative et sécuritaire juteuse, qui stimulera l’enrichissement de ceux qui ont déjà fait fortune et génèrera encore la boulimie de luxe inutile et ravageur de cette culture mondialisée.















