Guillaume Pepy freine le système TGV-LGV pour prioriser le train
| LGV PL : l'imposture - LGV : impacts transports |
AFP 02/03/2011
"Chaque ville" française ne peut prétendre à être desservie par le TGV car la SNCF a d'autres priorités, déclare le président de la SNCF Guillaume Pépy dans un entretien à L'Express paru mercredi.
Comme on lui demande s'il préférerait que l'Etat renonce à terminer le TGV Est pour investir en Ile-de-France, il répond: "Je vais le dire autrement: on ne peut imaginer un droit de chaque ville au TGV en France. En revanche, il y a un droit au transport collectif".
Des travaux sont en cours sur la ligne à grande vitesse Est pour mettre Strasbourg à 1h50 de Paris en 2016, contre 2h20 actuellement. Ces travaux, d'un coût de plus de deux milliards d'euros, sont financés aux deux-tiers par l'Etat, les collectivités régionales et les départements.
"La SNCF sait ce qu'elle doit au TGV", mais "je milite pour que le développement des lignes à grande vitesse ne se fasse pas au détriment des lignes existantes", "surtout dans les principales agglomérations, et en particulier en Ile-de-France", explique M. Pépy.
La première ligne SNCF : RER D 550 000 passagers par jour
Guillaume Pepy rappelle à titre d'exemple, que la "première ligne pour la SNCF" est le RER D, avec ses 550.000 passagers quotidiens















