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postheadericon LGV : toujours plus vite ... dans le mur !

LGV PL : l'imposture - LGV : impacts transports

Ce slogan vu et entendu à Bayonne et Hendaye dans les manifestations contre le projet LGV aberrant Bordeaux Espagne, illustre parfaitement les propos de Guillaume Pepy, président de la SNCF recueilli par un journaliste du journal Le Monde.

LGV toujours plus vite dans le mur !

Interview de Guillaume Pepy sur la politique ferroviaire ( Le Monde)

Que pensez-vous des nouveaux projets de lignes à grande vitesse prévus par le Grenelle de l’environnement ?

Le TGV est une fierté française. C’est très ambitieux  de construire quatre lignes en même temps quand, jusque là, on les construisait une par une. Ce faisant, le risque est de faire exploser les péages demandés par RFF ou les concessionnaires.

Sur la nouvelle ligne Tours-Bordeaux, les péages prévus, assez dissuasifs, ne permettraient pas de faire circuler davantage de trains pour rentabiliser la ligne.

On risque d’avoir un trafic supplémentaire bien plus faible qu’espéré.

Le risque est de se retrouver avec des lignes à grande vitesse de plus en plus longues et de moins en moins utilisées.

Enfin, le financement des lignes à grande vitesse  ne peut se faire au détriment du financement du réseau existant. La question est : voulons nous un réseau LGV de pointe connecté à un réseau classique en déshérence ?

La construction d’un réseau de  LGV en France, c’est l’affaire d’une génération, pas de quelques années.

 

La SNCF n’a-t-elle pas elle-même succombé au tout TGV dans le passé ?

LGV d'Alain RodetMa priorité – et celle fixée par le chef de l’Etat dans ma lettre de mission – , ce sont les trains du quotidien. La SNCF sait ce qu’elle doit au TGV, qui est aujourd’hui la 3ème activité après nos trains du quotidien et la logistique de marchandises. Je suis un militant convaincu du réseau classique. D’autant que certaines lignes de banlieue sont aussi dans une impasse. Il est irrationnel d’installer des entreprises le long des lignes de RER aujourd’hui saturées. Cela ne peut que générer une médiocre qualité de service.

Le RER D par exemple est la première ligne de la SNCF avec 550.000 voyageurs par jour. Sa fréquentation augmente de 5% chaque année. Cela représente 25.000 personnes de plus par jour à transporter. Pour les transporter sans détériorer la qualité de service, il faudrait 25 trains supplémentaires tous les jours. Combien en met-on ?

La réponse est simple : zéro, tout simplement parce que la ligne est déjà saturée. Le plan annoncé en janvier par Maurice Leroy et Jean-Paul Huchon prévoit une priorité financière pour augmenter la capacité des lignes existantes ! Je m’en réjouis !

 

 

 

 

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