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Imposture environnementale - LGV : impacts bruits


Comment un vacarme à nos oreilles
est classé "murmure" dans leur dossier ?

Nuisances sonores .... Légaliser l'inacceptable ?

compensations financières RFF

 

RFF le reconnaît « Lors de la mise en place d’une LGV, le premier impact susceptible d’apparaître est la gêne acoustique ressentie par les riverains ».

En matière de bruit relatif aux infrastructures ferroviaires et en fonction de l’usage et de la nature des locaux riverains, la législation française fixe des niveaux de bruit à ne pas dépasser :
  • de 60 à 65 décibels (A) pour le jour (de 6h à 22h),
  • - de 55 à 60 décibels (A) pour la nuit (de 22h à 6h)

Pour la plage 6h-22h, le seuil à ne pas dépasser sera de 65 décibels par exemple en rase campagne et de 60 décibels à proximité d’un hôpital.

Le décibel n’est pas une unité facile à appréhender.

Quelques explications sommaires sur les décibels (dB) :
  • le décibel n’est pas une mesure ;
  • c’est le résultat d’un calcul sur une mesure ;
  • ce qui est mesuré, ce sont des « pressions acoustiques », celles qui s’exercent sur nos tympans ;
  • la formule de calcul est telle qu’une augmentation de 3 décibels représente une augmentation de volume sonore beaucoup plus forte entre 70 et 73 décibels qu’entre 40 et 43 décibels ; l’échelle n’est pas linéaire.
  • Les niveaux de bruit sont exprimés en décibels (A) , (A est un filtre pondérant le son suivant sa fréquence pour se rapprocher des caractéristiques de l’oreille humaine)

 

bruit réel LGV

Au sujet de la réglementation …..

Les fiches techniques du constructeur indiquent : « pour les rames TGV Atlantique, un niveau d’émission sonore (instantané pendant le temps de passage) de 92 décibels (A) à 300 km/h et à 25 m de la source » (les rames prévues sur le projet LGV Poitiers Limoges rouleraient à 320 km/h ; elles seraient donc beaucoup plus bruyantes).
Ces 92 décibels (A) sont le volume sonore que subit effectivement le riverain à chaque passage de TGV alors que les 65 décibels (A) maximums de la réglementation sont encore le fruit, d’un calcul savant.

 

RFF indique :
« La réglementation actuelle pour la protection acoustique n’est pas basée sur les bruits de pointe ».
« La réglementation actuelle préconise d’évaluer le niveau sonore cumulé résultant du nombre de trains circulant sur une période donnée ».

C’est grâce à ce type de calcul que la norme peut être plus rigoureuse la nuit que le jour : les trains n’y sont pas moins bruyants, il suffit qu’ils y soient moins nombreux.

Cette législation, derrière laquelle se retranche RFF, est récente : arrêté ministériel du 8 novembre 1999.

Il est évident que son but est de légaliser l’inacceptable.

 

Mis à jour (Vendredi, 13 Novembre 2009 16:30)

 

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