RFF confirme que les limousins ne craignent pas le bruit !
| Imposture environnementale - LGV : impacts bruits |
Une étude financée par la région Ile-de-France a porté sur 30 communes de cette région, exposées à des niveaux variés de bruits. Selon ses conclusions (analyse de questionnaires anonymes de 4 400 patients suivis par 78 médecins généralistes de ces communes), publiées mercredi 26 septembre 2007 montrent que l'exposition au bruit est associée dans ce panel à un risque plus élevé d'hypertension artérielle chez les hommes, d'hospitalisation et d'arrêt de travail chez les femmes, à des états anxieux et à une consommation augmentée de médicaments chez les deux sexes. La différence est forte chez les hommes de 40 à 69 ans, concernant la tension artérielle (la prise de médicament est 5,6 fois plus fréquente quand le domicile est survolé par des avions passant à moins de 1 000 mètres). Au même âge, les femmes prennent environ 10 fois plus d'anxiolytiques et d'antidépresseurs lorsque leur logement est proche d'un « point noir » ferroviaire. Des corrélations fortes entre l'exposition au bruit et les troubles de l'appétit et du sommeil apparaissent également. Cette étude demande des approfondissements pour déterminer la part du bruit ou de la pollution ou d'autres stress associés à la source du bruit.
Bruit et santé en Île-de-France (pdf - 2.08 Mo)
'Organisation mondiale de la santé (OMS) a établi des valeurs guides relatives aux effets spécifiques du bruit de la santé. À l'extérieur, les nuisances sont considérées comme gênantes à partir de 50 dB(A), dans les logements à partir de 35 dB(A), dans les chambres à coucher à partir de 30 dB(A)…
70 dB(A) est un seuil considéré comme le point noir du bruit.
Lors d'une réunion dite de "concertation" dans la commune de Vaulry impactée par le projet LGV Poitiers Limoges, RFF s'engage à réaliser des ouvrages d'art pour éviter aux riverains de cette future ligne des bruits supérieurs à 80 dB(A).
D'un sens, nous nous réjouissons que pour la première fois RFF reconnaisse implicitement que ses méthodes habituels de calculs de bruits basés sur une moyenne synthétique des bruits sur la journée ne reflète pas la réalité.
Cependant, les impactés de la LGV s'interrogent ! Pourquoi 80 dB(A) alors même que l'OMS considère gênant des bruits au-dessus de 50 dB(A) à l'extérieur, et 30 à 35 dB(A) dans les logements ?















