Article de journal sur le bruit du TGV
| Imposture environnementale - LGV : impacts bruits |
TGV-Est
gare aux oreilles !
Les maires de la communauté de communes du Froidmont sont unanimes.
Le TGV-Est véhicule quelques nuisances sonores.
Lesménils, c'est 500 habitants. Une petite commune coincée presque à mi-chemin entre Nancy et Metz, au milieu des champs. Lesménils c'est aussi sa petite église, sa verdure, son
calme... Son autoroute A31 et depuis peu son TV-Est ! De quoi ternir sérieusement ce paysage de carte postale et la
quiétude des habitants. Bernard et Andrée Haupert vivent dans une ferme en bordure du village. Une exploitation agricole tenue par leur fils et traversée par la ligne du TVG qui passe àmoins de 300 mètres de la maison. De ce fait, la législation impose un mur antibruit. Une protectionobliga
toire, mais pas des plus efficaces et loin de se fondre dans le paysage. « C'est moche et quand le train entre derrière le mur et en ressort ça fait encore plus de boucan », explique Bernard. « En plus, le bruit de l'autoroute est décuplé par le mur.»
Quotidiennement, près de 60 TGV font passer leurs voyageurs au bord de Lesménils àune vitesse telle qu'ils n'aperçoivent ni le village, ni les habitants qui grimacent. « Ça dépend des trains », précise Andrée. «Ceux qui s'arrêtent à la gare de Louvigny, on ne les entend pas. Par contre ceux qui arrivent àtoute vitesse, ça fait un sifflement que je ne supporte pas. »
Et Bernard d'ajouter: «Je n'ai jamais vu ma femme aussi nerveuse que depuis l'arrivée du TGV. JO Tellement nerveuse même qu'elle envisage de déménager. «Je pensais finir mes jours ici mais là je ne vais pas tenir. JO Le bruit, les vibrations, l'obligation de conserver les fenêtres fermées... La note commence à être salée.
Rien à y faire
Assis à la terrasse de son jardin, le maire témoigne de sa propre expérience. « Lorsque vous êtes en train de dîner et qu'un train passe, forcément ça perturbe. Il y a le bruit, les vibrations... »Noël Guérard a aussi recueilli les doléances de ses concitoyens. Tous abondent dans son sens. «Beaucoup viennent me voir en me disant qu'ils ne pensaient pas l'entendre autant. »

En fait, tout dépend d'où vient le vent. Seulement quand ce n'est pas l'autoroute, c'est la chansonnette des trains que la brise colporte dans tous les villages du coin. «Que ce soit à Champey, Boursières ou Vittonville, tous les maires m'ont confirmé qu'ils étaient gênés par le bruit. »
Le problème c'est qu'il n'y a pas grand-chose à faire pour contrer ces nuisances sonores. Le terrain étant vallonné, le bruit trouve toujours une colline ou un mur sur lesquels re-bondir. «J'ai toujours été pour le progrès et le TGV est un plus pour notre secteur », assure Noël Guérard. « Mais j'aurais aimé qu'on étudie un peu plus les inconvénients. On nous avait dit qu'il y aurait peu de nuisance, ce n'est pas le cas. J'espère simplement qu'on va s'y habituer. » C'est malheureusement la seule solution. Il faut prendre son mal en patience... Ou se boucher les oreilles près de 60 fois par jour !
Mis à jour (Vendredi, 13 Novembre 2009 16:31)















