Projet LGV Poitiers Limoges : chenille et papillons
| Imposture environnementale - LGV : impacts emprise |

Dicton : "dans la vie il y a des chenilles, mais il y a des papillons aussi !"
lundi 6 décembre 2010 , le Conseil Municipal de Limoges : élus PC, ADS, PS, Nouveau Centre, UMP en rangs serrés derrière Alain Rodet maire de Limoges, président de la communauté d’agglomération, député promoteur de ce projet extravagant depuis 1991, votait pour le tracé de la LGV Poitiers Limoges par le Palais sur Vienne, puis surplombant l'autoroute A 20, au Nord des lunettes de Grossereix. réf
RFF avait conclu dans des études que le passage au-dessus de la A20 était préférable à par-dessous à cause de problèmes d’hydrologie, et d’impacts sur des zones d’habitats de papillons protégés ( Cuivré des marais, Melitée noirâtre, Damier de la Succise) et d’une plante protégée (violette des marais).
Que cette solution "aérienne" soit insoutenable à cause des nuisances sonores insupportables ( + 60 db) dans un couloir urbanisé de 2 kilomètres de large autour de ce tracé, n'a pas retenu l'attention des élus limougeauds.
Le fait d'impacter ainsi les quartiers résidentiels de Beaubreuil et de Beaune les Mines ne les préoccupent pas plus que cela. Qu'importe les gueules de bois, pourvu qu'on ait l'ivresse de la grande de la grande vitesse !
Deux semaines plus tard, RFF apportait déjà un rectificatif concernant ce tronçon, montrant qu’il valait mieux pour la protection des espèces en voie de disparition passer par au-dessus de la A20. réf
Les associations participantes aux ateliers thématiques de RFF avaient dénoncés l’aberration de la précipitation en terme décisionnelle de tracé avant les conclusions d’études environnementales approfondies. réf
dicton :
« Ne te laisse pas distraire par les événements extérieurs ! Prends le temps d'apprendre quelque chose de bon et cesse de papillonner ! »
Marc Aurèle
RFF a pu obtenir une dérogation par une lettre de Dominique Perben adressée à RFF le 12 avril 2007
« En conséquence, je vous informe que j'ai autorisé RFF à dérogé au déroulement des études tel que prévu dans la circulaire n°2000-98 du 28 décembre 2000 relative aux modalités d'élaboration des grands projets d'infrastructure ferroviaire, dite «circulaire Seligmann ». Pour l'organisation des études et de la concertation du projet de LGV Poitiers-Limoges, RFF mettra en place, avec l’accord des collectivités territoriales, un processus du type« co-construction» s'appuyant sur une concertation plus étroite et continue à travers des groupes de travail. »
Cette dérogation permet à RFF de ne pas être obligé d’élaborer des études environnementales préalables complètes de plusieurs années dans la concertation avec les collectivités territoriales et les associations (10 ans pour la LGV Rhin Rhone).
Or, à l’usage on ne peut que constater l’aberration de cette décision de co-construction, parce que toute décision qu’elle soit ou non co-construite nécessité le préalable d’études approfondies pour être pertinente.
Toutes ces précipitation, justifiées sous le prétexte d’une pseudo co-construction, s’avère à l’usage servir de caution de la co-destruction programmée par les promoteurs pressés de projet aberrant, et par leur maître d’œuvre RFF et de fait constatée par les associations et les collectivités territoriales confrontées sur le terrain à ce projet d’aveuglés.
Nous avons pu lire un slogan d’opposants au système TGV : « Le TGV c’est presque un avion, et c’est déjà du vol »
Dans la circonstance on pourrait y rajouter ce diction :
« Pour le papillon, la propriété, c'est le vol. » Albert Willemetz
Mis à jour (Lundi, 17 Janvier 2011 10:29)















Commentaires
j'ai du mal à imaginer le train au dessus des lunettes de Grossereix ; quelqu'un aurait l'amabilité de "bricoler" une photo ?
merci
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