RFF réussit à flasher des blaireaux qui apprécient encore ses LGV
| Imposture environnementale - LGV : impacts emprise |

Des LGV pour améliorer notre environnement ?
Dans un article paru sur le blog des chasseurs à l'arc de Franche Comté, le rédacteur nous apprend que l'on peut faire passer une LGV sans déranger les animaux.
C'est que RFF soigne son image écologiste. Anne Petit, responsable environnement chez Réseau Ferré de France (RFF) en poste à Besançon suit le dossier bien avant le début des travaux de la ligne à grande vitesse. « Nous avons dressé un inventaire de la faune et de la flore afin de déterminer quelles étaient les espèces sensibles à protéger, et cela avant le début des travaux vers 2003, explique Anne Petit, alors que les travaux de terrassement ont débuté en 2006. »
RFF nous apprend ainsi que l'avantage d'une telle infrastructure est qu'elle permet une meilleure connaissance de la faune et de la flore sur les territoires traversés. Les animaux semblent même s'en amuser et réorienter avantageusement leurs itinéraires avec la LGV.
" on s’est aperçu que les chauves-souris changent leur route de vol et empruntent les ouvrages d’art pour traverser la ligne à grande vitesse, soit en dessous de la ligne soit au-dessus », analyse Anne Petit. Par exemple dans le Jura RFF a observé et étudié le minioptère de Schreber, espèce rare de chauve-souris, et « grâce au nouveau rideau de végétation que l’on reconstitue, les chauves-souris apprennent de nouveaux passages".
En vérité une LGV est une atteinte irrémédiable et non compensable à la biodiversité
Or, Le 9 et 10 septembre 2010, des membres de France Nature Environnement étaient invités par RFF à un colloque à Besançon sur le thème « Ferroviaire et Biodiversité ».
Et là, les experts présents ne partageaient pas le même enthousiasme sur les effets de la LGV sur la faune et la flore :
" Malgré la qualité des études environnementales effectuées sur le projet Rhin-Rhone, les experts environnementaux J Prunier , docteur en écologie (université de Lyon) et S Roué (l'étude de chauves souris) présents au colloque démontrent que les ouvrages d’art réalisés n’ont pas été suffisant pour éviter les effets de coupures provoqués par l’infrastructure. De nouvelles solutions devraient donc être mises à l’étude pour augmenter la perméabilité à la faune et à la flore des territoires traversés par les futures infrastructures"
L'avion sur rail n'est plus un train
Un train dont la vitesse maximale est de 220 km/h s'adapte aux reliefs des territoires traversés pour les épouser et les desservir n'a rien de comparrable à un Train Grande Vitesse qui viole les territoires traversés sans les desservir en une saignée rectiligne de 110 m de large, succession de remblais et de déblais de plusieurs dizaines de mètres.
Le système TGV LGV en détournant tous les investissements du rail depuis 30 ans, l'a ruiné et lui à fait perdre sa vocation de service public fier de sa ponctualité, d'aménager les territoires traversés et desservis et de leur offrir les bienfaits de la mobilité.
Un comble quand on mesure la marginalité des besoins en transport auquel le TGV répond : moins de 2% des transports quotidiens sont sur des distances de moins de 50 km.
RFF cherche toujours des blaireaux pour justifier l'aberration de sa politique d'investissement ferroviaire.
Mis à jour (Dimanche, 26 Juin 2011 14:47)















