Les trains rapides ne sont pas la solution pour diminuer les émissions de carbone
| Imposture environnementale - LGV : impacts énergétiques |
Ceci est la traduction française d'un article paru sur EurActiv
avec ci-joint la traduction française du rapport d'expertise suédoise dont il est fait mention et qui démontre que la réalisation d'une nouvelle LGV ne trouve pas sa justification d'un point de vue environnemental.
Lundi 24 Août 2009
Le rapport d’un groupe d’experts suédois trouve que les énormes investissements dans les réseaux de trains à grande vitesse ne représentent pas une stratégie viable pour contrecarrer changements climatiques globaux et peuvent entrainer un trop lourd fardeau pour les contribuables
Le rapport, publié par le Groupe d’Experts d’Etudes Environnementales, un corps indépendant placé sous les auspices du Département Suédois des Finances, critique le fait qu’un « consensus politique a émergé dans le fait qu’investir dans les trains à grande vitesse pouvait contribuer au développement économique et réduite les émissions de carbone ».
Cependant après une longue enquête quantitative, les auteurs du rapport concluent qu’en réalité l’impact de ces réseaux en matière de réduction de carbone et ne doivent pas être vendu aux citoyens de l’Union européenne comme une politique « verte » réaliste.
S’adressant à EurActiv, Björn Carlén le représentant de ce groupe d’experts, a expliqué que, bien que les recommandations de ce rapport concernaient la Suède uniquement, « les conclusions sont applicables d’une manière équivalente à d’autres pays de l’UE où des investissements similaires existent ».
Dans beaucoup d’états membres chez qui l ces réseaux sont envisagés, leur caractéristique environnementaliste (le fait qu’ils soient considérés comme positifs pour l’environnement) est un facteur décisif dans le processus de décision, un fait que Carlén déplore comme une caractéristique trompeuse. « Les motivations derrière ces investissements sont certainement pour un certain nombre de raisons positives, mais la réduction des émissions de carbone ne doit pas être une de celles-ci » dit-il.
Le rapport prétend les investissements et les ressources devaient être plutôt dirigées vers des schémas de transformation effective du carbone dans lesquels « les réductions des émissions de carbone seraient largement plus importantes et à un coût réellement moins important ».
La stratégie suédoise concernant le climat : pas détails pour l’instant.
Il reste à voir comment ce rapport peut influencer le programme politique du gouvernement suédois que ce soit au niveau national ou au niveau de l’UE. Le fauteuil tournant de la présidence européenne étant occupé par la Suède –avec sa réputation bien fondée de leader en « politique climatique »- on s’attend à ce qu’elle pousse fortement pour une voie cohérente de l’UE au prochain sommet global sur les changements climatiques qui a lieu à Copenhague en décembre.
Toutefois, Carlén s’empresse de mentionner que, pour le moment, les négociations concernant la préparation de Copenhague se sont focalisées sur « le niveau d’ambition » que le bloc des 27 membres voudra exprimer dans son approche du sujet, et « moins sur les détails » d’un accord qui impliquerait toute l’UE.














