La SNCF prévoit 25% de hausse des tarifs TGV ! Et si l'usager du rail payait le juste prix ?
| LGV PL : l'imposture - LGV : impacts financiers |
Si RFF a revu à la baisse ses prétentions, les péages de la SNCF vont malgré tout augmenter de 140 millions entre 2011 et 2012. Pour le TGV, la hausse sera de 43 % depuis 2008. Si cette tendance perdure, ses prix devront augmenter de 25 % à l'horizon de 2020.
Au total, la facture des péages devrait passer de 1,257 milliard en 2008 à 1,8 milliards environ en 2012, soit un bond de 43 % !
Un péage malgré tout sous évalué
Or, ce péage est encore sous évalué, sachant que RFF a été subventionné à hauteur de 2,3 milliards € pour faire face au déficit de sa gestion. Il faudrait une facture des péages de 3,557 milliards € pour équilibrer les comptes de gestion de RFF soit un bond de 183 %
D’après la SNCF 1,8 milliards € devrait représenter près de 40% des coûts. On se rend compte alors que le coût réel du transport ferroviaire est largement au-dessus du prix payé par l’usager.
Pascal Perri dans son livre « SNCF un scandale français » dévoile les faces cachées de l’opacité comptable du couple ferroviaire RFF-SNCF.
La partie ferroviaire de la SNCF, EPIC vit de 9 milliards € de recettes (chiffres 2008) et reçoit 8 milliards € de subventions, auxquelles ont peu ajouter 3,7 milliards € de subventions diverses ( Etat et collectivités) à RFF.
Le chiffre d’affaire ferroviaire est donc de 20,7 milliards € pour 9 milliards € de recettes.
Il faudrait multiplier en moyenne par 2,3 le prix des prestations SNCF pour arriver à une gestion équilibré. 2,3 est un minimum à partir duquel l’entreprise ferroviaire pourrait compter sur ces propres finances pour ses investissements.
Et si l’usager du rail payait le juste prix du service rendu
Ainsi un billet payé 100€ par l’usager de la SNCF couterait en réalité 230€, et 130€ sont subventionnés par les contribuables.
PPP le casse du siècle des actionnaires du BTP
Les investissements pharaoniques (84,5 milliards €) prévus dans la réalisation de 3800 km de LGV supplémentaires ne peuvent qu’alourdir la charge de l’entreprise ferroviaire (SNCF RFF). Le financement PPP (partenariat Public Privé) est une nouvelle manière de rajouter de l’opacité à la gestion déficitaire du secteur de transport ferroviaire, permettant aux actionnaires du BTP de tirer des profits de ce service par les péages en rackettant davantage les contribuables qui assurent 50% des investissements à fond perdu.
En plus de payer l'usager pour qu'il puisse utiliser un service de transport ferroviaire dont le prix est intentionnellement sous estimé, le contribuable devra payer pour assurer pendant 50 ans les profits des actionnaires du BTP
Au moment même, où le gouvernement réduit les budgets de tous les postes de la fonction publique ( enseignement, santé, sécurité, justice, etc ...) on peut parler d'une politique d'investissement dans les infrastructures ferroviaires scandaleuse !














