LGV : Les réserves de l'Aquitaine épuisées !
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Alain Rousset président de la Région Aquitaine s'apprête à endetter toute sa région pour financer la LGV Tours Bordeaux.
Cela ne l'empêche pas d'évoquer la perte d'autonomie financière de sa collectivité, induite par la réforme de la taxe professionnelle. Il a indiqué que le budget qu'il préparait serait en baisse de 3 à 5 % l'an prochain. Alain Rousset a par ailleurs indiqué que les relations entre les Régions et la SNCF se dégradaient. article Sud Ouest 21 09 2010
Le président aquitain veut déférer la SNCF devant le tribunal administratif.
Les présidents de Région ont rencontré Guillaume Pepy, le patron de la SNCF, pour lui dire qu'ils étaient prêts à dénoncer les conventions des transports express régionaux (TER) avec la SNCF.
Paradoxalement, les Régions se bousculent pour financer un moyen de transport lointain à caractère national et européen au risque de compromettre la santé financière et l'indépendance politique des Régions vis à vis de l'Etat. En l'été 2009, Ségolène Royal était sollicitée avec le Conseil Régional Poitou Charentes pour financer la LGV Tours Bordeaux notifiait au gouvernement que le contrat était présenté sous forme d'un chantage, et ce n'était pas aux Régions de financer des infrastructures à caractère national. réf
Aujourd'hui, ce sont les Régions qui préviennent l'Etat qu'elles ne pourront pas financer les transports régionaux.
Face à la dégradation de la situation économique de sa région en particulier, des régions de France en général, et de la siutation tendue avec la SNCF, il demande un rendez-vous au Premier ministre afin de lui exposer les difficultés rencontrées par les régions dans le domaine du service public de transport de voyageurs TER.
Alain Rousset, président de l’Association des régions de France (ARF), et Jacques Auxiette, président de la commission transports et infrastructure de l’ARF, souhaitent rencontrer François Fillon, Premier ministre, afin de lui exposer les difficultés rencontrées par les régions dans le domaine du service public de transport de voyageurs et dans leur action en faveur du développement du ferroviaire.
Dans le courrier adressé au premier ministre, les représentant de l’ARF indiquent que «les régions sont confrontées à deux changements significatifs les impactant directement au titre de leurs compétences ferroviaires. Le premier concerne les perspectives de l’ouverture à la concurrence, l’autre concerne la réforme fiscale adoptée par le Gouvernement».
Dans le domaine ferroviaire, «les régions sont déjà sollicitées par la SNCF afin de compenser: les surcoûts salariaux que générerait la réforme du régime de retraite des agents de la SNCF; l’augmentation des péages perçus par Réseau ferré de France pour l’utilisation du réseau», indiquent-ils. Ils informent le Premier ministre de la décision de «l’ensemble des régions de France, réunies en assemblée générale de l’ARF le 15 septembre dernier», «de ne pas donner suite aux demandes de compensation de la SNCF».
Dans cette lettre, ils déplorent aussi «la suppression de la taxe professionnelle et son remplacement par la contribution économique territoriale (CET) et l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (lFER)». Afin d’envisager avec François Fillon les modalités et propositions qui permettraient de sortir de cette «situation regrettable», l’Association des régions de France souhaite donc le rencontrer très prochainement afin de lui «préciser ses positions et de trouver ensemble les solutions crédibles permettant d’éviter, qu’à terme, la dynamique de développement du service public régional de transport de voyageurs ne soit durablement brisée».
Mis à jour (Vendredi, 08 Octobre 2010 21:10)














