Groupe Vinci : des rails en or !
| LGV PL : l'imposture - LGV : impacts financiers |
Nous avons vu dans un précédent article comment les actionnaires et dirigeants des BTP, en particulier Vinci profitaient des PPP de financement les projets LGV pour se faire subventionner entièrement par les pouvoirs publics des rentes de 250 millions € par an pour leurs entreprises.réf
Cet article dévoile une partie des astuces comptables et juridiques qui permettent aux dirigeants de Vinci d'accumuler de grosses fortunes en toute légalité.
Le cas Zacharias
Quatre ans après son départ du groupe français Vinci, l'ancien PDG Antoine Zacharias comparaissait pour "abus de biens sociaux" de 2004 à 2006 le 26 mars 2010 devant la 15e chambre du tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre. L'affaire porte sur les conditions dans lesquelles l'ancien patron s'était vu octroyer ses stock-options, ses salaires et ses indemnités de départ.
Son salaire annuel est passé de 2,9 millions d'euros en 2003 à 3,3 millions d'euros en 2004, puis 4,2 millions d'euros en 2005. Ces changements ont eu des répercussions en cascade sur l'indemnité de départ et sur la retraite complémentaire annuelle calculés à partir du dernier salaire annuel. L'indemnité de départ était fixée à 12,8 millions d'euros, sa retraite complémentaire annuelle à 2,1 millions d'euros, sans compter les plans de stock-options. Si M. Zacharias avait été reconnu coupable, il encourait cinq ans de prison et 375 000 euros d'amende.
L'ancien PDG de Vinci (1997-2006) Antoine Zacharias, qui était poursuivi par le parquet de Nanterre pour des gains jugés abusifs de plusieurs dizaines de millions d'euros de 2004 à 2006, a été relaxé vendredi 26 mars par la 15e chambre du tribunal. Le parquet de Nanterre a aussitôt fait appel.
Avant de poursuivre plus avant, une mise en perspective : 4,2 millions d’euros de salaire annuel, c’est un peu plus de 2 500 euros par heure. En résumé, uniquement avec son salaire, Antoine Zacharias gagnait en 30 minutes la même somme qu’un smicard en un mois...
Pour voler légalement, faite approuver le vol par votre Conseil d’Administration
Bien sûr, et c’est sur ce point que reposait la défense de Zacharias, tout ceci était parfaitement légal : le comité des rémunérations de l’entreprise (certes nommé par Zacharias et c’était là le « maillon faible » de sa défense) et le conseil d’administration avaient approuvé le versement de ces montants.
Le tribunal correctionnel n’avait donc pas d’autre choix que d’acquitter Zacharias car la preuve de l’intention frauduleuse n’avait pas été apportée par le ministère public, lequel a cependant décidé de faire appel.
Depuis qu'il s'est fait débarquer il y a quatre ans par son successeur Xavier Huilliard, le rentier retiré à Genève parcourt le monde, quand il ne se livre pas au farniente dans sa maison de Provence face au mont Ventoux.
Son successeur Xavier Huillard

Son passé de nettoyeur Sa carrière a débuté à la direction de l’équipement de la Manche, où il a lancé le projet de désensablage du Mont-Saint-Michel. «Il s’y ennuyait ferme», se souvient Marion Guillou, camarade de Polytechnique qui travaillait dans la région. Pas étonnant, donc, qu’en 1982 le jeune ambitieux ait accepté la proposition d’Eiffage, qui l’avait repéré via l’association des X-Ponts, de redresser une petite société auxerroise d’installation électrique, Bornhauser Molinari. Avec «sang-froid» et «sans états d’âme», se souvient un dirigeant, il s’est séparé d’un quart de l’effectif. Pendant quinze ans, Huillard a ainsi enchaîné les missions pour Eiffage, poussant le sens du devoir jusqu’à s’exiler deux années à Washington, seul dans un studio, pour fermer une filiale américaine. Il en est rentré parfaitement bilingue et avec une excellente connaissance du marché d’outre-Atlantique.
Salaire Avec un salaire fixe inchangé (700 000 euros) mais une part variable en légère hausse (868 612 euros), le directeur général de Vinci Xavier Huillard a vu sa rémunération globale progresser de 4,5% en 2009. Au total, il aura gagné 1,62 millions d'euros. Dans les même temps, les résultats de son entreprise ont été en très légère hausse de 0,3%.
donc une rénumération de 135 000 € par mois. Mais c'est sans compter sur son porte feuille d'actions.
Il n’y a plus de mise en place de plans de Stock-options depuis le 16 mai 2006.En effet, dorénavant Vinci procède à l’attribution d’Actions Gratuites qui sont subordonnées à des conditions de performance. Il a reçu en 2006 (en janvier !) 130.000 options à un prix d’exercice de 72.35 euros. Il a reçu également 12.000 actions gratuites cette même année avec des critères de performance et avec obligation de conserver au minimum ¼ pendant le mandat (cela sent l’amendement Balladur !)
Il détenait au global en 2006, 200 083 actions Vinci, soit 14, 5 millions €
Par la seule vente en 2009 de 121 979 de ses titres Vinci, Xavier Huilard a encaissé 4,085 millions € depuis le début de l'année.
Des cessions discrètes, effectuées en six fois. Dès le 2 janvier, il solde 30 000 titres pour 903 401 €. En février, 15 000 autres pour 449 705 €. En avril, rebelote : 30 000 actions pour 976 611 €. La vente à bon prix de 4 940 actions en juin lui permet de gagner 155 042 € et de s'offrir 5 750 titres pour moins cher dans la foulée.
Enfin deux opérations, en août et septembre, portant chacune sur 20 000 titres lui rapportent deux fois 800 000 €. A titre de comparaison, en 2008, il avait vendu 50 000 titres.
Nombre d'actions achetées : 5 750
Nombre d'actions vendues : 121 979
En 2011 sa part fixe augmentera de 28% 900 K€ au lieu de 700K€. La part variable de 900 K€ pouvant s’élever à 1,44 M€. A cela pourra s’ajouter un bonus en actions d’une valeur (le 3 mai 2010) de 697 K€ …. Soit de 2 497 à 3037 k€ soit une augmentation de rémunération de 54 à 87 % réf
La pension de retraite est assortie d’un plafond (de 3,05 PSS* en 2010) qui sera porté progressivement à 8 PSS* au 1er janvier 2019 soit 276.960 €.
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Mis à jour (Samedi, 30 Octobre 2010 21:28)















